SGRF :
Une transformation sans cap clair… un malaise qui ne peut plus être ignoré
Les organisations syndicales ont été reçues hier dans le cadre d’une réunion de concertation sur SGRF. Si la direction met en avant une amélioration des résultats elle reste très insuffisante et la réalité interroge : malgré des années de plans de transformation successifs, la banque reste en retrait sur le marché. Surtout, elle est aujourd’hui incapable de démontrer concrètement l’efficacité de ces transformations ni d’en expliquer les résultats. Dans ce flou, ce sont les salariés qui en subissent directement les conséquences, c’est dans cet état d’esprit que la CFDT a engagé la réunion.
Quand “accompagner” rime avec sanctionner |
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La direction s’est engagée à accompagner les salariés. Nous avions compris un accompagnement vers le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels mais aussi en leur donnant les moyens d’accomplir leur travail et de respecter les contraintes réglementaires. Dans les faits, ce qui se met en place ressemble davantage à un accompagnement vers la sortie... |
Télétravail : entre discours et réalité, un décalage qui s’installe |
La direction assume une transformation profonde. Elle reconnaît elle-même que la banque reste en retrait par rapport à ses concurrents européens. La réponse est toujours la même : accélérer.
| Cette situation est renforcée par des prises de parole de DOP en réunion d’équipe, avec des chiffres et des orientations qui peuvent varier, ce qui entretient un flou préjudiciable pour les salariés. |
Télétravail : les contraintes restent, les contreparties disparaissent |
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La charte télétravail sera effective au 5 octobre, mais des points essentiels restent en suspens, notamment sur les horaires variables et les contingences en CDS. La CFDT l’a rappelé : lors de l’harmonisation des horaires, des engagements avaient été pris par la direction, avec une contrepartie claire — un jour supplémentaire de télétravail. |
IA : des questions encore sans réponse |
L’arrivée de l’intelligence artificielle et la poursuite des transformations posent une question centrale :
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Ces évolutions vont-elles améliorer le travail ou justifier de nouvelles suppressions de postes ? |
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Au final, y aura-t-il un réel gain de productivité pour l’entreprise ? |
À ce stade, la direction ne donne pas de réponses claires.
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Le constat est désormais assumé par la direction : le baromètre social n’a jamais été aussi dégradé et le désengagement progresse à tous les niveaux, y compris chez les managers. Dans le même temps, alors que des outils existent via l’accord QVCT pour agir concrètement, la direction refuse de les mettre en œuvre. Ce décalage entre les intentions affichées et l’absence d’actions renforce un malaise déjà profond chez les salariés. |
Conclusion |
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Comme l’affirme Lubomira Rochet, nouvelle directrice générale chez RPBI, SG saisira toutes les opportunités qui s’offrent à elle pour réduire ses coûts. Le discours porté par la direction devient de plus en plus anxiogène, sans apporter pour autant de lecture claire des orientations prises ni des résultats obtenus. Depuis plusieurs années, les transformations s’enchaînent sans que leur efficacité soit réellement démontrée. En revanche, leurs impacts sur les équipes sont bien visibles : charge de travail, perte de repères, tensions et sentiment d’iniquité. Et une réalité s’impose : pas de « satisfaction client » sans salariés satisfaits. |
| Sans conditions de travail acceptables, sans visibilité et sans reconnaissance, aucun modèle ne peut fonctionner durablement. |
Pour la CFDT, et nous le répétons inlassablement, la priorité doit changer !
La performance ne peut pas se construire uniquement sur la réduction des coûts. Elle doit aussi reposer sur des conditions de travail soutenables, des règles claires et un engagement réel en faveur des salariés.

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