
Histoire de la CFDT
1884 Le syndicalisme autorisé en France
En 1884, la loi Waldeck-Rousseau permet aux syndicats
ou associations professionnelles de se constituer librement
sans l’autorisation du gouvernement. Des syndicats vont se créer
et constituer la Fédération nationale des syndicats. Parallèlement, certaines municipalités mettent en place des Bourses du travail
qui se constituent en Fédération. Les deux fédérations décident
de fusionner en 1895 en une Confédération Générale du Travail, fusion effective en 1902. La Charte d’Amiens, adoptée en 1906, revendique la disparition du salariat et du patronat en utilisant
la grève générale. Pour permettre la coexistence des adhérents
des différents partis politiques révolutionnaires, elle affirme
son autonomie vis-à-vis des partis politiques.
1919 Création d'une confédération de travailleurs chrétiens
Des syndicats chrétiens vont se constituer autour du catholicisme social en opposition au syndicalisme anticlérical de la CGT.
Ils prônent un syndicalisme réformiste qui a pour objectif d'améliorer le sort des salariés sans pour autant supprimer
le patronat. Les 1 et 2 novembre 1919, les syndicats chrétiens
se regroupent en Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC).
1922 Première scission de la CGT
Après la création du Parti Communiste français en 1920,
les communistes se retrouvent minoritaires à la CGT. Ils créent
la CGTU en 1922.
1919 à 1939 Les premières années de la CFTC
Par ses premiers statuts, la nouvelle confédération se rattache directement à la doctrine sociale de l’Eglise catholique et,
en particulier, à l’encyclique du pape Léon XIII « Rerum Novarum » relative à la condition des ouvriers et plus largement
à la question sociale.
